Ville de GUEUGNON

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Ernest Pignon Ernest : un artiste qui sort du cadre - Mardi 17 avril 2018

Florence Le Maux a commenté la visite durant une bonne heure.Le Pôle culture de la ville de Gueugnon en partenariat avec l’Arc Scène Nationale mettent à l’honneur un artiste engagé et qui a bousculé de nombreux codes en matière d’art : Ernest Pignon Ernest. Hier a eu lieu le vernissage de cette exposition avec une visite commentée par Florence Le Maux et très appréciée du public.

Dès le début de sa carrière Ernest Pignon Ernest n’arrive pas à se formaliser avec l’idée de mettre ses œuvres dans un cadre alors c’est l’espace public qu’il s’approprie et par la même occasion ses œuvres qu’il offre à tous. La dégradation naturelle fait aussi partie de son œuvre. Il en reste des photographies qui sont exposées actuellement au Château d’Aux.

Dans la rue, sur les murs, dans les cabines téléphoniques, il colle ses images dans tous lieux. Il travaille toujours de nuit et c’est à partir de dessins en noir et blanc, de photographies ou par la sérigraphie que les œuvres finales prennent place dans la cité.

Loin de la spontanéité, Ernest Pignon Ernest est l’artiste qui part d’un lieu, d’un endroit, pour créer son œuvre et non l’inverse.

L’exposition d’Ernest Pignon Ernest est présentée sous deux axes principaux : ses œuvres à Naples de 1988 à 1995 où il travaille principalement les thèmes des rites des morts et celui des femmes. Il est  toujours question d’humain dans ses œuvres, il renvoie à la fragilité de l’homme comme le montre également le 2ème axe avec l’utilisation des parois lisses des cabines téléphoniques où il appose ses créations. Par ces œuvres représentant des corps abandonnées, fragilisés, recroquevillés, il perturbe l’espace public. Le noir et blanc vient alors bousculer le réel.

Artiste très engagé, il est l’initiateur au côté de l’artiste Antonio Saura de l’association « Artistes du monde contre l’Apartheid ». Dans la 2ème salle découvrez la série d'affiches intitulée « Apartheid » créées par ces artistes du monde entier. Le but était d'offrir ces œuvres à l’Etat d’Afrique du Sud  à la fin de Apartheid. Florence Le Maux précise également que le même projet est en cours de création pour la Palestine pour constituer un jour un musée. 


La salle consacrée à l'exposition sur les affiches

A noter que l’arc  Scène Nationale dispose  d’un  fonds  d’estampes  riche  de  près  de  400  œuvres  originales, emblématiques des mouvements artistiques des années 60 aux années 90. Dans sa vocation de partager ses œuvres avec le plus grand nombre, elle a mis en place quelques expositions itinérantes pour toucher le grand public d’où cette exposition.

Une de ces oeuvres sur les cabines téléphoniques

Exposition visible jusqu'au 4 mai au Château d'Aux (salle d'exposition rez-de-chaussée), 17 rue Jean Bouveri. Entrée libre